Retour du printemps avec le savon qui pique les yeux dans les portes ouvertes

Encore un titre et un billet provocateur ? Un aveu de ne passer sous la douche qu’à partir de fin mars ? Ben non.

Juste l’expression (et je dis bien l’expression, pas la communication, pas la question, pas l’imposition à autrui de ce que je ressens, tout névrosé que je sois) de mon grand, très grand ras-le-pompon de ce qui m’attend, en gros, jusqu’au 10 octobre.

Car non seulement je ne supporte pas ni le soleil, ni la chaleur, ni la nature et ses bourgeons, mais en plus je vais me taper des dizaines de conversations bien bien rodées du style « ça fait tellement du bien ce soleil », ou encore « ah les longues soirées j’adore », et j’en passe sur les « c’est une explosion de couleurs et d’odeurs ! ». Et pourquoi que je supporte pas ça ? Hé ben parce que ! Parce que ! Je vous demande, moi, pourquoi vous préférez les tongs aux grosses chaussettes ?..

Ouaip. Moi, au printemps et en été, j’hiberne. Du temps, de la nature et des autres. Ne vous sentez pas offensé si le printemps vous convient si bien au teint et à l’âme. Ayez juste une minuscule pensée pour les milliers de fois où j’ai rongé mon frein en entendant l’assemblée faire éloge indiscutable de l’exact opposé de ce que tout mon être ressentait. Même pas d’ailleurs. Évitez juste de vouloir me convaincre que vous êtes bien dans votre peau et moi pas, ça sera déjà pas si mal.

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3 Commentaires

  1. Mon cher ami

    Je fais l’éloge des couleurs, des petits oiseaux, des moineaux qui parfois sont laids à mourir, je fais l’éloge de la chaleur qui souvent m’accable, me fait suer à grosses gouttes, je fais l’éloge du ciel bleu, des maisons bleues, de la planète bleue, je fais beaucoup d’éloges. Plus au printemps qu’en hiver. J’adore le printemps, j’adore plus l’été, je supporte l’automne et je me meurs l’hiver. Et je fais l’éloge, imaginez, du poète qui n’aime pas les couleurs, qui n’aime pas les éloges sur le printemps, sur l’été et sur les petits moineaux laids et ébouriffés. Parce qu’il est un être authentique et original. C’est peu dire.

    Amicalement

    Répondre
  2. ne sais pas si suis bien dans ma peau ou si c’est ma peau qui est bien dans moi / sais que la saison que j’aime c’est celle qui est dans ma peau au présent / que oui la lumiére donne sur des fois l’intérieur / que des fois ça savonne dur yeux et pieds / mais tout ça c’est moi / donc éloignons-nous un peu et dire : si tu éloges l’opposé de ce que j’élogerais ne m’en sens point offensée at all et te laisse hiberner tout ton saoûl en été / partage la détestation des conversations bien rôdées printemps hiver automne été / merci de me tenir à toi en toute saison

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  3. rvjeanney

     /  24 mars 2012

    Ah ben voilà tiens j’ai l’air bien con maintenant, deux qui m’aiment au-delà de mes carapaces ! 🙂
    Pierre vous n’avez jamais été aussi drôle ! J’en tousse (encore plus!) de rire !
    Maryse, oui t’as vu juste, je suis pissed off en toute saison ! 🙂

    Répondre

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