Le Prince – 6

Quand l’oncle Zio, ainsi que l’appelait enfant Luciano qui n’avait pas compris que Zio veut dire oncle, racontait sa guerre, il fallait qu’il quitte la pièce pour ne pas entendre des horreurs, Reste tranquille Luciano, Zio raconte sa guerre – va jouer alors ; sa guerre avec son nom dessus, quelques médailles sorties des frappes juste pour lui, médailles pour Italiens que les Américains n’avaient pas méritées eux bien qu’ils eussent porté à bout de bras ces troupes dépassées contre de plus encore perdus Autrichiens. Zio n’aime pas les Américains ni les Russes ni les Croates ni les Juifs, il n’en a jamais vraiment vu de près sur le trottoir d’en face ou au bistrot ou à l’église, il n’y a d’ailleurs que Zio pour s’imaginer que les Juifs et les Russes pourraient fréquenter les églises du Christ. Même pour recycler sa stupidité le fascisme est tombé à point nommé pour Zio, qui ajoutera à ses médailles son huile de ricin et sa matraque à fracasser des os de rouges, inévitablement Zio racontera plus tard sa Marche sur Rome, et fera aussi partie de la foule qui crachera sur le corps du Duce pendu aux portes de Milan, impayable Zio.

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1 commentaire

  1. Difficile à comprendre que l’oncle Zio n’aimait pas les Américains. Incompréhensible. Je comprends Luciano qui devait aller jouer dehors pour ne pas entendre des horreurs sur ce pays que se complait à admirer le peuple des États-Unis lui-même. Attendons la suite… 😉

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